La Gravure industielle

Gergy est l'un des principaux centres de gravure industrielle en France. Pourquoi Gergy a-t-elle obtenu cette renommée française, européenne et presque mondiale ?

Gergy is one of France’s main centres of industrial engraving. How did it come about that this small village gained a reputation in France, Europe and countries outside Europe ?

Histoire

C'est Monsieur Emiland UNY, arrière grand-père de M. Antoine UNY, Président Directeur Général actuel de la société UNY, qui en est à l'origine.

Alors qu'il exploitait à LYON une épicerie, M. Emiland UNY avait comme ami M. ORSSET, qui possédait dans la même rue, un atelier de gravure (depuis 1874).

A l'âge de la retraite, M. Emiland UNY se retira à Gergy, où il avait passé sa jeunesse. Il amena avec lui son fils Antoine, qui venait de terminer avec succès ses études à la Martinière, et pouvait espérer une brillante carrière dans une maison de soirie. Peut-être aurait-il mieux aimé rester à Lyon, mais il avait joué souvent, enfant, dans l'atelier ORSSET de la rue de Sèze ; il s'intéressait à la gravure, et il fut assez content de voir M. ORSSET venir, à la demande de son père, avec qui il était resté ami, se retirer à Gergy où il acheta la propriété située au croisement de la rue de la Veyle, et de la rue du Centre. Il y installa bien vite un petit atelier, qui prit bientôt de l'importance, et où il apprit le métier de graveur à Antoine UNY.

A son retour du service militaire, celui-ci, encouragé par son père, fonda en 1890, son propre atelier de gravure. Le nombre des ouvriers augmentait et on allait voir un certain nombre d'entre-eux, s'établir à leur compte, tels M. J. PERRAULT en 1897, M. POIRIAULT en 1910. Les petits ateliers allaient se multiplier ainsi dans un art qui deviendrait vite la spécialité de Gergy : CLEMENT, FARION, GUILARD, PHILIPPE, RENIAULT, THEVENOT, VANDROS Frères, FAMY (à Verjux).

La guerre de 1914-1918 provoquera de nouveaux débouchés : la gravure et ses dérivés, le poinçonnage, l'estompage, servant aux besoins militaires, plusieurs employés furent démobilisés pour reprendre leur place dans les ateliers de Gergy.

It was Monsieur Emiland UNY, great-grandfather of M. Antoine UNY, current CEO of the UNY society, who stands at the very beginning of the development.

M. Emiland UNY was living in Lyon at the time, where he ran a grocery, and M. ORSSET, a friend who lived in the same road had owned an engraving workshop since 1874.

On reaching retirement age M. Emiland UNY moved back to Gergy where he had lived in his youth. He took his son, Antoine with him, who had just concluded his studies at la Martinière. Antoine had been a good student and a brilliant career in a silk house was open to him. Perhaps he would have been better off had he stayed in Lyon and pursued this course but during his childhood he had often played in the ORSSET workshop on the Rue de Sèze. Engraving interested him and he was glad to see M. ORSSET when he arrived in Gergy, at the behest of his father with whom he had maintained friendly relations. M. ORSSET also retired to Gergy and acquired the property situated where the Rue de la Veyle and the Rue du Centre meet. He very soon set up a small workshop that quickly grew and he took Antoine UNY to teach him his trade.

In 1890, back from military service, the latter founded his own engraving workshop. The number of workers increased and we will meet some of them again in our history. For instance, M. J. PERRAULT who joined the workshop in 1897 and M. POIRIAULT in 1910. Small workshops began to multiply and in this way Gergy quickly became a specialist centre for engraving and the names of CLEMENT, FARION, GUILARD, PHILIPPE, RENIAULT, THEVENOT, VANDROS Frères, and FAMY (à Verjux) became known far away from the village.

In the years 1914–1918, World War I opened up new prospects: engraving and its offshoots–hallmarking and stamping–coincided with military needs. Some employees were exempted from military service so that they could continue to work in their workshops in Gergy.

La Gravure

Jusque vers 1935, la gravure était faite à la main. Et il fallait aux graveurs beaucoup de dextérité pour manier le stylet aigu et l'échoppe, et transformer l'extrémité d'une barre de métal en un bon poinçon artistique à fleurons, couronnes, aigles, fleurs de lys, visages ou autres.

Le pantographe, appareil qui permet de reproduire et graver un dessin en le réduisant ou en l'agrandissant, a simplifié le travail du graveur. La vulgarisation, après la dernière guerre, a même été une concurrente pour le travail Gergotin. Après la seconde guerre mondiale, les machines se sont multipliées. Elles permettent une fabrication très diversifiée, ce qui donne une certaine souplesse dans la production. Mais en même temps, les petits ateliers ont disparu lorsque leur propriétaire prenait sa retraite.

Actuellement, il n'en reste que trois

  • RMGI
  • La société UNY, la plus ancienne, qui emploie 23 ouvriers, et qui est spécialisée dans la fabrication très automatisée des marques à frapper, et de tout ce qui se fait en série en tant que marques industrielles. Elle expédie en France, en Europe et dans les quatre coins du monde.
  • La société BERNARD, VANDROS, GOM. Vous pouvez la découvrir en lui rendant visite sur son site

Engraving

Up until 1935 craftsmen engraved by hand. They needed a high degree of dexterity to manipulate the sharp stiletto and transform the extremities of a metal bar into faithful artistic representations of flowerets, crowns, eagles, fleurs de lys, faces and much more.

The pantograph, an instrument that enables the engraver to reproduce a pattern on different scales, simplified the task of the engraver. The popularisation that spread after World War I began to challenge Gergy’s supremacy in this specialty. Following World War II the use of machines began to multiply, making it possible to manufacture very diverse products, which lent a certain flexibility to the production. At the same time, however, the smaller workshops began to disappear as, one after the other, their owners reached retirement.

Today there is only three firms.

  • RMGI
  • UNY, a society and the oldest of its type, employs 23 workers and specialises in the highly automated manufacture of objects that require serial stamping or industrial engraving. The produce in sent all over France and Europe and to all corners of the world.
  • BVG (BERNARD, VANDROS, GOM). More information at its site

 


Objets réalisés par M PERRAULT par mairie-de-gergy