Les circuits pédestre

Madame, Mademoiselle, Monsieur,
       

En empruntant ce circuit pédestre, vous découvrirez notre commune sous un aspect différent de celui que vous connaissez pour le pratiquer chaque jour avec les moyens de locomotions motorisés. Les jalons historiques du regretté Claude JOANNELLE, vous entraîneront tout au long de votre promenade et vous feront découvrir des sites absolument merveilleux si vous vous y attardez quelques instants pour les contempler.

Les bords de la Saône, le calme de la forêt sauront vous enivrer de leurs parfums.

D. GALLAND.

      
Aujourd’hui nombreux sont ceux qui désirent que soient préservés le patrimoine, la nature, l’environnement, et l’écologie… chacun désire que soient préservés le calme, la beauté et le naturel de l’espace rural, de telle sorte que seul, en groupe ou en famille chacun puisse en profiter tout naturellement.

Gergy est un village rural, il a la chance de posséder sur son territoire la forêt, et la rivière Saône : en un mot une certaine richesse verte. Les amoureux de la nature et les adeptes de la marche seront séduits. Bien entendu, chacun peut profiter de ces circuits avec la volonté de les respecter. Les responsables de cette brochure, le Comité des Fêtes de Gergy, la municipalité de Gergy souhaitent à chacun une agréable promenade, profitable à plus d’un titre, puisque, tout en marchant (la marche est le sport accessible au plus grand nombre) on pourra apprendre un peu de ce grand livre qu’est la nature, par l’observation et la reconnaissance de quelques plantes, d’arbres, de champignons, de rapaces ou de poissons…

Vous pourrez vous arrêter presque partout pour pique-niquer, cependant deux endroits sont prévus et aménagés : l’un au bord de la Saône et l’autre dans la forêt. Un panier représente ces emplacements sur le plan.

Là, ne jetez pas vos déchets, emportez-les avec vous, car demain ces lieux risquent d’être petit à petit transformés en dépotoirs.
       
BON CHEMIN !
       

Gergy est un village qui s’étend sur 3 884 Ha (dont 1665 Ha en forêt) sur la rive droite de la Saône à 187,50 m d’altitude.
La population, 2248 habitants recensés en 1999 se répartit entre : le bourg, Bougerot, Villeneuve, Raconnay et les écarts. La proximité de Chalon sur Saône fait qu’un grand nombre de Gergotins vont y travailler tandis que les autres sont agriculteurs, graveurs, artisans, ouvriers ou employés dans les entreprises locales.

La renommée de notre commune est due à la gravure industrielle. C’est en 1875 que Monsieur ORSET, ami de Monsieur Emiland UNY, installe un atelier de gravure dans la maison à l’angle de la rue ORSET et de la rue de la Velle. Il apprend le métier de graveur au fils de son ami, Monsieur Antoine UNY, qui en 1890, s’installe à son compte et embauchera des apprentis, qui eux aussi, à leur tour, installeront un atelier. Une soixantaine de personnes travaillent actuellement dans la gravure.

Gergy fut aussi le berceau de la soie artificielle, une plaque à la Croix Blanche, à l’entrée de Gergy côté Chalon, rappelle que fin juillet 1883, le comte Hilaire de CHARDONNET étira le premier fil de soie artificielle avec la collaboration de Barthélémy FOURNERET et de jeunes aides bénévoles.

Gergy est un village animé et en expansion. De dynamiques sociétés locales offrent à tous ceux que cela intéresse un éventail assez large d’activités de toutes natures : football, judo, danse classique, et folklorique, gymnastique volontaire, pêche, chasse, pétanque, tennis, marche …

La musique est bien représentée par la Fanfare souvent présente dans les différentes manifestations du village.

       
JALONS HISTORIQUES POUR UNE PROMENADE A GERGY


        de Claude JOANNELLE,
Mise à jour Mai 2003 (Anne JOANNELLE)

(les chiffres utilisés ici sont reportés sur le plan et sur le terrain)

       
1°) L’EGLISE DE GERGY

Cette église est très anciennement mentionnée dans les documents. A la fin du 6ème siècle (577), le roi Gontran fait don à l’abbaye de St Marcel du village de Gergy, de ses habitants et de son église.

Plus tard, le testament du chanoine de Chalon, Jean de Cissey, de 1251, cite l’église St Germain de Gergy : « ecclésia sancti Germani de Gergeio ». L’édifice actuel, de style gothique primitif, et d’inspiration cistercienne, remonte à la première moitié du 13ème siècle, et a probablement succédé à deux autres constructions disparues : une église primitive édifiée dès le 6ème siècle, remplacée peut-être au début du 11ème siècle par un édifice roman que le Comte de Chalon Hugues, évêque d’Auxerre (999-1039) et seigneur de Gergy, a pu placer sous le vocable de St Germain d’Auxerre.

L’église possède un très beau chevet plat, malheureusement enlaidi par les bâtiments annexes qui le flanquent et en brisent l’élan. Le clocher, détruit par la foudre avec les parties hautes de la façade, a été reconstruit en 1644 comme l’indique une pierre d’angle.

A l’intérieur, on remarquera le parti très original adopté pour la double travée de la nef précédant le chœur : un bandeau intermédiaire de refend retombe de part et d’autre sur de très belles consoles en encorbellement, sculptées de masques énergiques. Tous les chapiteaux sont décorés de motifs végétaux, sauf celui, tout à fait remarquable, du premier pilier de la nef, situé à droite de l’entrée qui est d’inspiration nettement romane.

On notera également plusieurs statues du XVème et XVIème siècle.
      

2°) LA TUILERIE

Citée dans l’atlas des biens curiaux de Gergy de 1768 et par l’historien Courtépée vers 1770, elle fonctionnait encore à la veille de la guerre 1914-18. Elle fabriquait quatre cent mille tuiles en 1886.

Elle avait remplacé l’ancienne tuilerie seigneuriale, située au pied de la Motte, dont un dénombrement du Seigneur de Gergy de 1544 disait déjà qu’elle ne valait guère que « l’entretiènement ».

Les terres utilisées pour la fabrication des tuiles (dont beaucoup couvrent encore nos vieilles toitures) étaient extraites dans les « pâquiers » qui s’étendaient au bas de la tuilerie, au lieu dit « les Terriers ».

L’excavation ainsi pratiquée a longtemps servi de remblai avant d’être nivelée pour être transformée en terrain de football.       

3°) LE BAC

Le bac de Gergy, fonctionnait selon toute vraisemblance sur l’emplacement d’un ancien gué de la Saône. Il a été abandonné lors de la construction du pont Boucicaut pour reprendre du service à la fin de la seconde guerre mondiale, quand ce pont eut été détruit par les allemands. Il a disparu lorsque la passerelle actuelle a été construite en 1959.

La « plate » ou « platis » (plage où abordait le bac) était aussi le rendez-vous favori des pittoresques laveuses de bue que le progrès a fait disparaître en même temps que leurs ennemis invétérés, les mariniers de Saône : leurs mémorables querelles ont enrichi notre patois de ses mots les plus savoureux.

Sur l’atlas curial de 1768, figure l’ancienne loge du « pontonnier » : elle occupait très exactement, près du petit pont sur le bief de Colonges, (aujourd’hui tous deux disparus) le même lieu que la cabane en planches du passeur, démolie quand la passerelle a remplacé le pont.

       
4°) LE PORT DE RACONNAY

A partir de la plate du bac, le promeneur longe la rivière par le chemin de halage, autrefois appelé « la tire du coche d’Auxonne ». C’est par ce chemin menant d’Auxonne à Lyon, que les mariniers conduisaient les attelages halant les bateaux à fond plat ; de nombreux postes de péage le jalonnaient. De celui de Chazelles –commune de Mont les Seurre– on a retrouvé le registre des comptes du 18ème siècle. A Gergy, il était situé rue des Oiliers.

Le port de Raconnay, cité à de nombreuses reprises aux 18 et 19ème siècles, était certainement beaucoup plus ancien, et les vieux Gergotins l’ont encore connu en activité au début du 20ème siècle. C’était un embarcadère pour les bois, bois de futaie pour la marine, et bois de chauffage, et pour les vins de Beaune et de Gergy. Le côteau qui le surplombe était encombré de nombreux dépôts de bois et il y avait une auberge, dont le bâtiment subsiste encore, où les mariniers pouvaient se désaltérer et se restaurer tout en laissant souffler les chevaux.
       

5°) LA MAISON RAFFORT

Cette maison de plaisance occupe l’un des plus beaux sites de Gergy. Elle a été édifiée au milieu du 19ème siècle par Etienne Raffort, maire de Gergy sous le second Empire, de 1850 à 1870, et artiste-peintre auquel on doit la décoration du chœur de l’église ainsi que plusieurs tableaux exposés au Musée Denon à Chalon sur Saône. Les plans auraient été dessinés par Viollet-le-Duc (architecte qui restaura Notre Dame de Paris et Vézelay).

       
6°) LA VARANDE

Le petit ruisseau de la Varande, qui passe sous le chemin de halage avant de se jeter dans la Saône, doit son nom à un village gaulois disparu appelé « Equaranda », mot composé celtique ayant le sens de « limite d’eau », et qui s’appliquait à la frontière fluviale entre les Eduens (rive de Gergy, en Bourgogne) et les Séquanes (rive de Verjux, en Bresse).

Ce nom de lieu a évolué en « Avarande » puis, n’étant plus compris, est devenu « La Varande »; dans un document de 1618, le lieu-dit est appelé « en la Varande ».
       

7°) MONTCHANU

Ce hameau de Gergy, réduit aujourd’hui à un simple écart de Raconnay, comptait à la fin du 18ème siècle, près d’une centaine d’habitants.

Son nom, d’origine médiévale, vient d’un ancien adjectif « chenu » ou « chanu », qui a pris le sens de « chauve » au 13ème siècle : le Montchanu est le « mont chauve », c’est à dire déboisé.

L’agglomération médiévale a succédé à une villa gallo-romaine repérée au lieu-dit « la Barre » et dont le nom primitif semble avoir été « Chevenery ». Elle était contiguë à la partie terminale d’une voie ancienne issue de Beaune, qui porte maintenant en patois le nom de « peute rue » (le mauvais chemin).
       

8°) LE ROUGEMONT

Les noms de lieux formés de l’épithète « rouge » sont assez répandus en France. Quand ils ne proviennent pas de la couleur du sol, ce qui est fréquemment le cas, ils peuvent rappeler, selon certains toponymistes, le souvenir d’une voie ancienne liée à la présence d’une auberge du haut Moyen-Age, dont la couleur rouge était l’une des caractéristiques.

Le Rougemont de Gergy, cependant, peut avoir tout simplement pris son nom de la nature du sol argilo-sableux, qui renferme une certaine quantité de nodules de fer : ces concrétions ferrugineuses, rapporte l’instituteur Jacquard dans sa monographie communale de Gergy, parviennent à teinter si profondément le sol de rouge, que « les vieilles grand-mères trempaient dans les fossés leurs tabliers de toile de ménage pour les teindre ainsi économiquement ».

Il n’en est pas moins vrai que le Rougemont représente sans aucun doute, une très ancienne hauteur défensive contrôlant un important carrefour de communications : gué de Montchanu dit « sur les grès », confluent de la Vandaine et de la Saône, et réseau routier antique. Le promeneur le contourne par un très vieux chemin, appelé autrefois « le choichis de Beaune », qui longe la Vandaine et se dirige vers la forêt de Saint Loup de la Salle par Osnay, Baignant et le « Pont Rompu ».

Le vignoble gergotin, malheureusement détruit par le phylloxéra à la fin du 19ème siècle, couvrait la plus grande partie des coteaux de Raconnay, du Bief de Colonges à la Vandaine, à l’époque où la population de Gergy était essentiellement formée de vignerons, et il produisait des vins blancs de bonne réputation, un peu acides cependant, et que, pour cette raison, on utilisait volontiers pour les coupages et pour la préparation de la « Pôchouse ».

Le « climat » du Rougemont était l’un des plus réputés avec ceux de « l’Offician » et de « la Motte ».
       

9°) LE CHAMP DES NOUEES

Le promeneur qui emprunte le « Choichis de Beaune » longe maintenant la Vandaine dont le nom celtique « la Vindonna » est la « rivière brillante » tout comme le dieu de la lumière était Apollon « Vindonnios ». Une autre rivière de notre terroir verdunois, affluent de la Dheune, porte aussi ce même nom que les cartes ont stupidement altéré en « avant-Dheune ».

Au champ des Nouées (et non des noyers qui est une altération du 18ème siècle) le coteau dominant les « Nouées » ou rives inondables de la Vandaine, a révélé une importante villa gallo-romaine du Bas Empire (2ème et 4ème siècles) relayée au Moyen-Age par un hameau aujourd’hui disparu, qui figure sur la carte de Cassini sous le nom de « Le Villars ».(Cassini entreprit la grande carte de France, son fils la termina et prit une part active à sa division en départements 1714-1845 18ème 19ème siècle).
       

10°) LE GUE ROUFFE       

Le choichis de Beaune coupe maintenant la célèbre voie romaine de Langres, qui conduisait en Germanie jusqu’à Trèves.

Cette voie traversait la Vandaine au Gué Rouffé ou Gué de Rouffey, dont le nom rappelle celui d’un domaine gallo-romain, le « Ruffiacum fundum » ou domaine de Ruffius (du latin « rufus » = roux). Des fouilles, pratiquées en 1965 sur ce gué, et dans la zone voisine, ont effectivement permis de découvrir les vestiges d’un habitat gallo-romain ayant succédé à un site protohistorique de l’époque hallstattienne (500 avant J.C)

       
11°) OSNAY

Pour gagner Osnay, le chemin fait un brusque coude et se transforme en chemin creux souvent inondé.

Il franchissait autrefois la Vandaine par une passerelle de bois et se dirigeait au Nord-Ouest vers Baignant, puis vers la forêt de St Loup et Beaune.

Osnay est un village d’origine gallo-romaine qui comptait près de 150 habitants à la fin du 18ème siècle. En 1923, au cours de travaux de curage, un pavement d’époque gallo-romaine a été découvert dans une mare à une centaine de mètres de la voie romaine de Langres.

La chapelle d’Osnay maintenant en ruine et envahie de lierre a été édifiée ou reconstruite au 19ème siècle par la famille Cessot, vraisemblablement à l‘emplacement d’une chapelle plus ancienne car elle figure dans l’atlas curial de 1768.
       

12°) LE MOULIN DE LA FOLIE

Ce moulin est très ancien. Il est cité dans des dénombrements seigneuriaux de 1544 à 1584. Dans celui de 1544, il est dit « qu’il est minime et ne vaut guère que l’entretiènement ». Le toponyme « la Folie » qui est assez répandu et s’applique toujours à un étang ou un moulin, est resté jusque là inexpliqué. On a proposé un mot dérivé de « fol » = fou analogue aux nombreuses « folletières » ou « folatières » qui désignaient des lieux hantés par les esprits « follets » (cf : les « feux follets ») et cette explication est plausible.

Mais il est cependant préférable de rapprocher ce mot du verbe « foler » = fouler, écraser, presser : le droit de « folage » était au Moyen Age le droit de mouture dû au seigneur du moulin, et le moulin de la Folie était précisément un bâtiment seigneurial.

Les terres qui s’étendent au contrebas de la route de Beaune se nomment « le champ des bourreaux », c’est à dire, « des bouleaux » et ils descendent vers un passage sur la Vandaine, appelé autrefois « le gué de Baignant » qui a dû être emprunté au Moyen-Age et antérieurement par le Choichis de Beaune.
       

13°) LA VIE DE CHALON

La « vie » est un mot patois, très répandu en toponymie, issu du latin « via » = la voie, la route, le chemin.

La vie de Chalon est un itinéraire médiéval, parallèle à la forêt, qui a remplacé à une date indéterminée, la vieille voie romaine de Langres.

Au sud-ouest, elle se dirigeait vers Chalon, à une époque où la route des bords de Saône devenue l’actuelle départementale 5, n’existait pas encore. Au nord-ouest, il semble qu’elle coupait près de St Gervais, la route de Verdun à Beaune par Cercy et Géanges, puis rejoignait, au nord de Palleau, la route de Verdun à Dijon.
       

14°) L’ETANG DU MUR

Cet étang est cité dans les dénombrements de François de Clermont et Jean de St Léger, seigneurs de Gergy au 16ème siècle. Nous sommes toujours en 1544 et nous lisons qu’il « peut porter l’empoissonnement d’environ 2 milliers de nourrains (groupe d’alevins qu’on jette dans un étang pour le repeupler). Son nom évoque une construction ancienne, vestige d’un village disparu ou plus probablement mur de soutènement de la levée qu’empruntait la vie de Chalon.

Près de la queue de l’étang, la vie de Chalon croisait la « rue des Vaches », chemin médiéval, issu de la vallée de la Dheune et encore utilisé au 16ème siècle par les habitants de Demigny pour mener leurs troupeaux jusqu’à Raconnay, selon une coutume qui relevait du droit de parcours et permettait aux usagers de faire paître leur bétail dans les bois de chaumes situés au long du chemin. La rue des Vaches aboutissait à la Varande, au bord de la Saône.
       

15) LE PRE VERNOIS

Cet écart correspond à un défrichement relativement récent de la vieille forêt de Curenne, appelée « Magna Curina » à la fin du 12ème siècle, et qui s’étendait sur la majeure partie de la région d’entre Saône, Dheune, et Thalie. Son nom lui vient du Bois du Vernois, qui s’étendait au bord de l’étang, un « Vernois » ou « Vernet » étant un lieu planté d’aulnes ou vernes, arbres poussant en milieu humide.

       
16°) LA CROIX BORDET

Ce lieu-dit marque le croisement de la Vie de Chalon avec le chemin du Renaudin, que le promeneur va maintenant emprunter pour regagner Gergy.

Il rappelle à la fois le souvenir d’une de ces nombreuses croix qui marquaient autrefois les carrefours et d’un bâtiment disparu : une « borde » était en ancien français, une cabane en planches, une hutte, une maisonnette et « bordet » en est un diminutif. Ce toponyme est très fréquent à la lisière des forêts car il désignait soit une cabane de garde forestier seigneurial, soit un centre de défrichement. L’absence de préposition indique une formation antérieure au 14ème siècle (« La Croix Bordet » au lieu de « La Croix du Bordet »).
       

17°) LE RENAUDIN

Le nom de ce hameau médiéval provient de l’ancien prénom Renaudin diminutif de Renaud, qui devait être celui du « pionnier » à qui on doit le défrichement d’une partie du Bois de la Mouille (une « mouille » était un endroit humide). Dans ce bois, de part et d’autre du chemin, se trouvent les étangs du Bois et du Mitan (du milieu) qui sont cités dans un dénombrement seigneurial de 1370.

L’une des maisons du Renaudin a conservé un vieux four en briques, que l’on peut dater du 19ème siècle. A la sortie du Renaudin, la route croise la voie romaine de Langres approximativement jalonnée par les poteaux de la ligne E.D.F : le rapport d’un ingénieur des TPE indique que les électriciens qui ont placé les pylônes ont rencontré de grandes difficultés pour creuser des trous dans le substrat de la voie romaine.

Plus récemment, les travaux de la canalisation G.D.F ont révélé les vestiges d’un petit établissement gallo-romain tardif (3ème ou 4ème siècle) au lieu dit « la Pièce des Clous ».
       

17° bis) LA VOIE GALLO-ROMAINE CHALON-LANGRES

Une voie gallo-romaine traversait le village de Gergy et passait à cet endroit, elle a été réalisée vers la fin du Ier siècle après J.C. La voie qui allait de Marseille à Lyon se poursuivait jusqu’à Chalon, là elle se prolongeait par trois branches : l’une allait à Autun, la seconde à Besançon, enfin la troisième allait de Chalon à Langres puis à Trèves, c’est celle-ci qui traversait Gergy. Après les pluies, on aperçoit quelques éléments de cette voie dans les champs en particulier à Villeneuve. Elle traversait bien entendu plusieurs cours d’eau par des gués. Quelques villas, domaines et certainement quelque poste à péage ont été repérés à proximité ; mais c’est dans le village de Palleau qu’elle traverse, qu’a été découvert par les archéologues (JC Alary 1998) la structure associée la plus importante : il s’agit d’un mausolée composé d’une assise monumentale faite de pierres et de ciment, et d’une structure formée d’éléments taillés et sculptés dont un acrotère (tête de dieu) dont on n’a pas encore donné l’attribution. Sur cette voie passait la VIIIème légion romaine.
       

18°) L’ETANG DE COLONGES

Cet étang a conservé le nom du village disparu qui devait être situé sur l’autre rive, près du croisement de la voie romaine avec la route des Grandes Teppes autrefois appelé « Vie des Rachets ».

Une « colonge » du latin « colonica » était, à l’époque féodale, un fonds possédé par un « colon », c’est à dire un paysan installé par un seigneur sur une terre en défrichement.

Cependant, ce village n’apparaît dans aucun document médiéval, il a dû disparaître assez tôt, et sa création doit être plutôt liée à une colonie de mercenaires barbares établis à la fin de l’Empire Romain, au long de la voie de Langres : les vestiges de cette époque repérés au Bois Blanc et près du pont des Quatre-Toises sont peut-être ceux du village de Colonges.
       

19°) LE CREUX D’ENFER

Ce nom de lieu est assez fréquent et rappelle des croyances et des superstitions mal définies. Comme le terme « sarrasin », il est certainement en rapport avec les idées que les hommes du Moyen-Age se faisaient du passé gallo-romain, marqué pour eux du sceau du paganisme.

La toponymie et le réseau routier indiquent en effet une occupation ancienne de la cuvette géographique dont l’étang de Colonges occupe le fond : sur le rebord opposé, dans le voisinage de la gare de chemin de fer, le lieu-dit « Pernand » (aujourd’hui disparu du cadastre) conserve probablement le souvenir de l’agglomération gauloise de Gergy. Le chemin qui se greffe sur la route du Renaudin près du pont, est la « rue du Dîme ». Il devait longer l’une de ces granges où l’on entreposait au Moyen-Age le produit de la collecte destinée à l’Église et appelée indifféremment « la dîme » ou « le dîme ». Celle de Gergy appartenait pour les 2/3 au prieur de St Marcel, et l’on peut supposer qu’elle était acheminée vers le port de Raconnay pour descendre la Saône jusqu’au monastère chalonnais.
       

20°) LA RUE DU CIMETIERE

Le cimetière, récemment agrandi, n’a été installé à son emplacement actuel qu’en 1833. Il s’étendait autrefois, comme c’était la coutume, autour de l’église.

La maison située au numéro 4, qui lui est contiguë, est l’ancien bureau des postes de Gergy, en activité jusqu’en 1912, et transféré à cette date au lieu qu’il occupe maintenant.

Enfin, le bâtiment situé à l’angle de la rue du cimetière et de la place de l’église (ancienne maison Ravoux) est celui des anciennes écoles qui ont fonctionné dans cette annexe de la cure de 1803 à 1880. C’était au 18ème siècle, un corps d’hébergeage formé d’une grange et d’une écurie transformées en 1803, l’une en salle de classe et l’autre en logement d’instituteur. L’école de garçons ayant été transférée en 1850, avec la mairie, dans un bâtiment aujourd’hui disparu de la rue de l’église, l’école de filles s’installa à sa place et fut confiée en 1859 aux religieuses congréganistes de St Joseph de Champagnole qui occupèrent les locaux jusqu’en 1880. C’est alors que fut construit l’actuel groupe scolaire, officiellement inauguré par le Préfet de Saône-et-Loire le 18 Septembre 1881.

       
Il existe aujourd’hui 3 circuits

       
Balisage sur le terrain - Temps allure tranquille - Balisage sur le plan         

  • Circuit bleu - 3H 30 à 4 H 45 - Traits bleus (trait plein)       
  • Circuit jaune - 1 H 45 à 2 H 15 - Traits jaunes (tirets)        
  • Circuit vert - Variante - Traits verts (tirets - points)      
  • Circuit rose - Variante - Traits roses (points)


       
LES CIRCUITS


Puisqu’il s’agit de circuits, ont peut partir de n’importe quel point de celui-ci et en suivant le balisage, on est assuré de revenir à son point de départ. Mais arbitrairement, pour commodité, nous admettrons que le point de départ se trouve vers la Saône, au niveau du terrain de sport (2)

A ce niveau, a été placé un panneau représentant le plan des circuits. Ce circuit se distribue en quatre zones distinctes :

  • Le long de la Saône
  • Dans la forêt
  • À travers la campagne
  • À travers Gergy.

Le long de la SAONE, en suivant le chemin de halage dont l’empierrement apparaît encore assez nettement par endroits (4) on arrive à un petit pont sous lequel coule la Varande (6) avant de se jeter dans la Saône : c’est le premier point pique-nique. Là, on trouvera une table et des bancs rustiques. Un peu plus loin, une flèche jaune, à gauche, indique la séparation des circuits bleu et jaune (ce dernier empruntant un petit chemin « la peute rue ») (7) .Arrivé à Osnay au point (11) , il est possible d’emprunter le circuit jaune ou la variante balisée en vert (tirets + points sur le plan)

A travers la campagne, le circuit suit facilement les chemins et la route pour rejoindre, juste avant les virages du pont de la Vandaine, la vie de Chalon à gauche (13).

La vie de Chalon (13) que le circuit suit toujours pénètre dans la forêt.

Là, en particulier des petits panneaux renseigneront sur les essences rencontrées. Avant de quitter le bois de la Mouille, on rencontre le deuxième coin pique-nique.

Après avoir passé le Renaudin (17) et traversé la voie romaine (17 bis), le circuit conduit au Creux d’Enfer (19) . A ce niveau, une variante balisée avec des points sur le plan permet de traverser Gergy. (20) (1).


Découverte de la Nature (Jean Claude ALARY)

       
decouverte nature - loisirs
      
CONNAÎTRE LES RAPACES DE NOTRE REGION

       
Les rapaces appelés autrefois « nuisibles » sont protégés aujourd’hui. Le rapace fait partie de cet équilibre naturel vaste et complexe dont le nombre d’implications et de corrélations ne nous sont pas toutes connues, cet équilibre entre les prédateurs et leurs proies reste fragile.
Il faut se dire enfin que si les rapaces n’étaient pas limités par un équilibre naturel comme l’écrit Paul GERAUDET « … ils n’auraient pu se perpétuer jusqu’à nous, ils auraient anéanti eux-mêmes depuis longtemps leurs ressources… »

Les rapaces de notre région que l’on peut rencontrer souvent et moins souvent en parcourant les circuits pédestres se répartissent en quatre groupes :

A – (sont assez difficiles à différencier)

B – (assez rare)

C – (le plus connu étant le Faucon Crécerelle que l’on voit faire le Saint-Esprit, il est roux assez vif)

D – les plus courants étant le Busard Saint-Martin et le Milan noir.

Premier groupe : la Buse et la Bondrée ont les caractères suivants :

  • ailes larges
  • large queue courte et arrondie
  • on les voit assez souvent tournoyer. Ils ont quelques lourdeurs quand ils se posent et s’envolent.


Différence entre la Buse et la Bondrée :

  • la buse a une seule barre noire à l’extrémité de la queue
  • la bondrée a la même barre mais elle en a deux autres moins importantes à la naissance de la queue (cf. dessin). Celle-ci a un cri particulier.

Deuxième groupe : L’Epervier :

  • a des ailes courtes et larges
  • une queue assez longue
  • au vol il fait alterner des battements rapides et de courts vols planés.

Troisième groupe : Les Faucons :

  • ont les ailes longues et pointues
  • une longue queue
  • les battements d’ailes sont vigoureux mais de peu d’ampleur.

Quatrième groupe : Les Busards et les Milans :

  • ils ont de longues ailes
  • une longue queue
  • un long corps
  • ailes étroites mais moins aiguës que celles des faucons.
  • les milans se distinguent des busards par leur queue échancrée ou fourchue.


Ce sont de très bons planeurs. Le plus connu des busards est le Saint-Martin : blanc à gris clair et extrémité des ailes noires (cf) ceci pour le mâle. Sa femelle étant foncée et n’a qu’une tache blanche à la base de la queue (cf). On rencontre très rarement le busard cendré.
rapaces


       
CONNAITRES LES CHAMPIGNONS


Le premier des champignon que tout ramasseur doit connaître est l’AMANITE PHALLOIDE c’est le plus mortel des champignons.

Ce dessin permet de mettre en évidence la nécessité de recueillir le champignon entier et non le pied cassé pour l’apporter au déterminateur. A. VERNA, VIROSA, certaines Phalloïdes ont le chapeau blanc.


L’AMANITE PHALLOIDE
loisirs circuit amanite
       
         
ENTOLOME LIVIDE

Il a une odeur de farine fraîche puis d’huile de ricin. Il peut atteindre une grande taille.(8 à 20 cm)
Ce champignon peut être difficile à déterminer et à décrire.

L’Entolome livide se rencontre le plus souvent dans les bois clairs, les lisières, le long des chemins forestiers.
loisirs circuit antolome livide

       
AMANITA CAESAREA
loisirs circuit amanite cesars
       
AMANITA MUSCARIA Amanite Tue-mouches
        loisirs circuit amanite muscaria


  Attention : l’amanite tue mouche peut-être confondue avec l’amanite oronge comestible délicieux lorsque les points ont été lavés par la pluie ; aussi se rappeler que les lamelles et le pied sont blancs chez Muscaria et jaunes chez l’oronge.

NE RAMASSER POUR CONSOMMATION QUE LES CHAMPIGNONS QUE L’ON CONNAÎT BIEN. SEPARER CEUX QUE L’ON NE CONNAÎT PAS DES AUTRES ET LES APPORTER ENTIERS CHEZ VOTRE PHARMACIEN OU A TOUTE PERSONNE COMPETENTE DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES OU DE MYCOLOGIE. (Ne pas croire aux faux dictons : ….. Pièces qui noircissent ou non, champignons mangés par des limaces… (NON ! Ils ne sont pas automatiquement comestibles !)


On trouve souvent deux espèces de coprins dans les pelouses :

Le COPRIN CHEVELU (comestible)

loisirs circuit coprin chevelu

   
Le COPRIN ATRAMENTARIUS
       
Coprin atramentarius
 

Parmi les rosés il ne faut pas oublier qu’il existe un rosé à rejeter parce qu’indigeste :

       
Le ROSE JAUNISSANT (Agaricus xanthodermus)


loisirs circuit rose jaunissant

       
Les BOLETS

       
loisirs circuit bolet
CES QUELQUES INDICATIONS ET CONSEILS NE SONT PAS EXHAUSTIFS. ILS ONT LE MERITE DE SOULIGNER CERTAINS CAS TRES IMPORTANTS. MAIS RIEN NE VAUT L’ETUDE DES CHAMPIGNONS EUX-MEMES AVEC LES PERSONNES COMPETENTES DES SOCIETES DE SCIENCES NATURELLES ET DE MYCOLOGIE.




LE CORTINAIRE DES MONTAGNES Cortinarius orellanus

    
loisirs circuit cortinaire des montagnes

       
LE CLITOCYBE DE L'OLIVIER (Vénéneux)


loisirs circuit clitocybe de l_olivier
      

Il existe d’autres champignons dangereux ou mortels qu’on peut être amené à rencontrer relativement souvent. Mais ils ne peuvent être tous présentés ici, d’abord parce que ces feuillets ne sont pas un livre de Mycologie, ensuite parce que, pour beaucoup, une description trop sommaire pourrait prêter à confusion, leurs caractères étant peu prononcés. Voici l’énumération de quelques uns d’entre eux : Amanite Panthère, Amanite Vineuse (hémolytique cru), Lactaires et Russules acres, des Inocybes. Certains Clytocybes blancs (Rivulosa – Dealbata : se rencontre avec les marasmes), quelques Tricholomes (Pardinum…).

Les descriptions des champignons qui ont été faites ci-dessus, sont assez précises mais loin d’être complètes, en effet il faut bien garder à l’esprit qu’un champignon dont l’aspect classique est décrit ici ou dans les manuels de mycologie peut présenter à la suite de conditions météorologiques particulières, un aspect atypique qui s’écarte parfois beaucoup du modèle classique. D’où la nécessité pour celui qui veut bien les reconnaître de les étudier souvent sur le terrain.

RECONNAITRE LES PRINCIPAUX ARBRES DE LA REGION

 

(Schéma sans échelle, ne tenir compte que de l'aspect général)

loisirs circuit arbre 1

        loisirs circuit arbre 2


        loisirs circuit arbre 3



LES POISSONS DE NOS RIVIERES


(Schéma sans échelle, ne tenir compte que de l'aspect général)

loisirs circuit poisson 1   
       
loisir circuit poisson 2
Remerciements à l'imprimerie BEZIN HALLER pour le prêt des illustrations